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La dernière fois je vous ai parlé de whatsapp, une très excellente application de messagerie, fiable et gratuite, aujourd’hui je vais vous parler d’une autre application de messagerie, aussi intéressante que whatsapp, oui c’est vrai, le but ce n’est pas d’avoir toutes les applications de messagerie installées sur notre smartphone, mais l’application dont je veux vous parler à une particularité qui n’existe pas sur d’autres applications.

L’application en question, c’est Snapchat, c’est devenue très populaire entre les adolescents au début, mais maintenant, il est populaire chez tout le monde, on voit beaucoup de star qui l’utilise pour diffuser leurs quotidiens.

Snpachat comme les autres application permet d’envoyer et de recevoir des images et des vidéos à nous contacts, rien de nouveau, mais la particularité que les vidéos envoyé et les photos, sont effacer après que notre correspondant les ai vu, l’expéditeur peut choisir le temps qu’un photo est visible chez le correspondant ( entre une seconde et 10 secondes), c’est de la messagerie « Fugace ».

telecharger-snapchat

Cette application a surement sa place parmi les autres applications, car beaucoup l’en trouve une grande utilité, envoyé des images compromettantes qui s’efface après quelques secondes, pour beaucoup c’est une intéressante solution, pour ne pas voir leurs photo partager avec d’autres qui ont désire pas.

Si vous pensez que vous en avez besoin, je vous conseil alors de télécharger snapchat et l’installer sur votre terminal, snapachat a de plus en plus d’adepte et s’améliorer de jour en jour, je trouve que c’est une idée brillante et qui peut un jour dominer tout le terrain, elle lui manque à mon avis l’option de faire des appels, mais je suppose que ce n’est pas l’esprit initial de cette messagerie.

Je vous laisse pour le moment, et j’éspère voir beaucoup de commentaire pour m’encourager à écrire encore des choses sur tout et sur n’importe quoi.

Quelques années avant, faire des appels téléphoniques coutaient très chers, je parle des communications entre deux pays différents, et pour les gens qui partent en voyage faire des transferts d’appel aussi coutaient très chers, des prix vraiment exorbitant, mais avec la généralisation d’internet et les smartphones, des nouvelles application on vue le jour, des applications qui utilisent une technologie appelé VoIp, cette technologie n’est très récente mais avec les téléphones intelligents ont pu montrer tout sa puissance. cette technologie permet de faire des appels téléphones à des prix réduit, parmi les applications qui utilisent cette technologie on a Viber, Tango, whatsapp…, ils sont déjà très nombreuses, mais la plus recommandée est sans doute Whatsapp, une application gratuite qui permet d’échanger des messages en forme de texte et des messages vocaux enregistrés, et le plus important et sujet de noter post, faire des appels vers tous les contacts, peu importe les pays des deux interlocuteurs, la distance ou la géographie ne compte plus, il faut juste une connexion internet pour les deux et on peut communiquer gratuitement et pendant le temps que nous désirons, une vrai révolution dans le monde téléphonique, on a plus besoin de payer pour des SMS ou pour faire des appels.

Whatsapp est l’une des meilleurs choses qui est arrivé pour les propriétaires des smartphones, peut importe le modèle, il existe toujours une version compatible, une applications sérieuse avec des mises à jours fréquent pour corriger tous les erreurs, ainsi que d’incorporer des nouvelles fonctionnalités qui peuvent intéressé les utilisateurs.

Whatspp est plus qu’une messagerie comme les autres, c’est un réseau social, il permet interaction entre les contacts, on peut par exemple créer des groupes et sélectionner les gens de notre groupe pour partager avec eux des textes, des images, des vidéos, des conversation d’une manière simple et ingénieuse.

Si vous n’avez pas encore cette application, je vous conseil de télécharger whatsapp et de l’installer sur votre téléphone pour entrer dans un monde nouveau, ou la communication a dépassé les limites, une communication 2.0

De nos jours sur internet, il existe des dizaines des sociétés qui proposent des services de messagerie gratuitement, Parmi les plus populaire, il y a les trois géants du net, Gmail de Google, Hotmail ( outlook) de Microsoft et Yahoo Mail de Yahoo.

Les trois messageries offrent un excellent service avec des dizaines d’options pour nous faciliter la vie, en plus avec l’augmentation des utilisateurs des smartphones, chaque service propose son application (Andoid, Ios, windows Phone) pour facilité l’accès à notre messagerie.

Les trois services de messageries sont très fiable, un excellent rendement, une grande efficacité et bonne expérience utilisateur,  les trois services propose presque la même chose, plus au moins, pour un utilisateur, Lambda rien ne les partagent. Mais, il faut signaler que Gmail avec avec son pack complet, une dizaines d’autre service pour enrichir l’expérience, avec le même compte Gmail on peut aussi profiter des autres services automatiquement, sans besoin de créer un autre compte, des services comme Google Drive, Youtube…

En plus si vous avez un smartphone avec le système Android, la configuration se fait automatiquement, tout est pensé pour faciliter la vie à l’utilisateur.

Pour le moment la messagerie Gmail est le leader dans le secteur de messagerie électronique, avec des centaines des millions d’utilisateurs, il a dépassé Hotmail depuis déjà quelque années, Gmail est accompagné par une équipe très dynamique à la recherche de l’innovation pour séduire les utilisateurs, sont toujours en train de tester de nouvelles choses, leur but c’est d’offrir le meilleur service possible, au moins faire mieux que les autres, un service rapide, fiable et le plus important sûr, Gmail compte avec les filtre contre le spam les plus développés, et des filtres antivirus très moderne pour bloquer tous risques contre les utilisateurs.

Les autres messageries font aussi des beaux travail, mais avec la croissance de Google et ses services, Gmail est presque devenu une obligation pour beaucoup de gens, car tous les services de Google sont d’une manière ou une autre lié et pour pouvoir en profiter pleinement il vous faut un compte Gmail comme les autres.

Si vous avez des problèmes pour se connecter à gmail, je vous suggère ce site, vous avez que suivre le tutoriel pour réussir à se connecter ) votre compte Gmail

 

 

Comme vous le savez tous le solitaire est l’un des jeux le plus joué au monde, d’après l’équipe de Microsoft c’est l’application la plus utilisés de leur système d’exploitation Windows, et la raison de son succés c’est que c’est  un eju simple, qui se joue seul devant un écran, les règles faciles à comprendre et surtout il est très addictif.

Beaucoup de gens se demandent comment que le solitaire, ou plus précisément le spider solitaire est encore populaire de nos jours, avec des centaines de création annuels pour les consoles, comment un jeu avec un graphisme simple pour faire de la concurrence à des chefs d’œuvres de technologie, design et conception comme les derniers jeux pour la play station ou Nintendo, C’est vous attendez une réponse, j’en ai pas, vraiment je ne sais pas pourquoi, moi même je suis un passionné depuis longtemps, j’adore jouer aux différentes variétés de solitaires, je préfère de loin faire une partie de solitaire que jouer à des jeux complexe qui nécessite des années pour les achever.

solitaire-gratuit

Je veux juste préciser une chose le solitaire, n’est pas une invention de Windows comme beaucoup peuvent penser, c’est une juste une adposition d’un ancien jeu avec le même nom, l’histoire du solitaire classique ( pas celui sur pc) n’est pas très connu, mais on pense que c’est des prisonniers qui l’ont inventé pour passer du temps, mais rien n’est sûr, sur le net il y a plusieurs théories sur le sujet, mais je ne pense que nous serons jamais la vraie histoire.

Pour la version sur Pc, a été créé par un employé de Microsoft, comme anecdote il a rien perçu pour le jeu, car il était juste un employé, dernièrement il réclame des millions de Dollars à Microsoft pour sa réalisation.

Je vous invite à redécouvrir le jeu de solitaire gratuit, vous allez surement l’apprécier comme le font des millions des joueurs chaque jour

Les argentins adore les jeux en général, parmi les jeux les plus populaire en trouve le mahjong surtout parmi la population asiatique, c’est un jeu simple mais qui demande beaucoup de réflexion ,mais il faut préciser qu’il y a une énorme différence entre le mahjong qui se jour en ligne sur internet, c’est presque un solitaire  mais avec des tuiles du même style que le mahjong classique, et le mahjong qu’on joue en groupe , ce sont des tuiles avec des dessins de la culture chinoise, on peut acquérir le jeu dans le quartier chinois pour un prix qui tourne auteur de 150 et 200 dollars.

Aujourd’hui je veux vous parler d’un club avec le nom de « Club argentino de Mahjong »  ils adorent ce jeu et ils ont créé un groupe sur facebook, vous pouvez faire une rechercher pour les découvrir, il enseigne le Riichi Mahjong une variante japonaise.

Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer on peut trouver sur le net beaucoup de portail qui offre des centaines de variantes pour s’amuser tout seul en jouant sur notre ordinateur ou tablette, il y existe aussi des versions pour les installer sur notre ordinateur, ses dernières sont payantes mais il y a aussi des versions de mahjong gratuites mais en général sont de moins de bonne qualité que les autres, il y a aussi l’option des jeux sur android, et Ios, il y a des centaines des versions à découvrir.

Je vous invite à le découvrir car c’est vraiment un jeu très intéressant qui aide beaucoup à la concentration, vous allez surement l’adorer.

les régles du jeu sont facile, rien de compliqué, il suffit juste de trouver les paires similaires pour cliquer dessus et les faire disparaitre dans le but de terminer le tablier le plus vite possible, au début c’est un peu difficile avec des tuiles qui portent des signes et des lettres de la culture chinoise, mais avec la pratique ça devient évident.

Je vous encourage aussi de faire une petite lecture sur l’origine de ce jeu, car c’est vraiment très passionnant, vous allez découvrir que c’est un jeu vraiment spécial avec beaucoup d’histoire et de mystère.

Pendant une époque il était interdit au gens ordinaire du peuple en Chine de jouer à ce jeu, car il croyait que les gens deviendraient intelligents,ça était juste pour les notables, mais après la révolution il est devenu presque un sport national avec des règles et des compétitions, en général les joueurs jouent pour de l’argent.

Pour ceux qui veulent jouer sur le net,je vous recommande les versions dark dimension,mahjong alchemy, les différentes versions connect.

mahjong gratuit

De moins en moins en Argentine. L’insécurité telle qu’elle est vécue par les Argentins devient un motif de manifestation.
Il faut dire que le chemin de croix ne s’arrête pas après l’agression. Un ami m’a relaté l’expérience que son épouse et sa famille avaient récemment vécue.
Tout d’abord ce qu’on appelle ici un enlèvement express. Femme et belle-mère kidnappées par une bande qui depuis des mois terrorisait le quartier. En voiture Simone, on passe d’abord vider les comptes en banque avec les cartes de crédit, puis on on vide les deux petits commerces qu’elles tenaient, enfin on dévalise leurs maisons de tous ses équipements et bijoux. Tout cela avec les brutalités et menaces que vous pouvez imaginer.
Police absente ou fermant les yeux, on ne le saura jamais précisément.
Quelques mois plus tard, la bande est arrêtée. Plus de 90 vols et enlèvements cela commençait à faire désordre.
Le juge d’instruction appelle alors les victimes et leur tient ce langage :
«Vous allez être appelées à témoigner. Je ne vous cache pas que cela peut-être très dangereux pour vous. Il risque d’y avoir des actes de vengeance. Vous allez être insultées par les familles des délinquants lors de votre arrivée au tribunal. Ne vous laissez pas photographier. Essayez toujours d’être de profil, faites attention à ce qu’on ne vous suive pas.»
Passons sur le reste, on leur décrivait un autre cauchemar à venir.
On les fit ensuite reconnaître les objets leur appartenant, les bijoux n’avaient pas été vendus. Ils furent placés dans une grande boîte, sous scellés.
Bien entendu, et on vraiment l’impression que c’était l’objectif du juge, elles ne se présentèrent pas pour témoigner. D’autres, plus courageux ou plus téméraires, le firent et nos délinquants furent condamnés.
Quelques mois après, plutôt un ou deux ans après, elles furent convoquées au tribunal pour récupérer leurs biens. Mais lorsqu’on ouvrit la boîte, il ne restait que deux bijoux sans valeur. Devant le geste d’impuissance du fonctionnaire de service, elles rentrèrent chez elles.
C’est qu’en Argentine il semble bien qu’il y ait autant de voleurs dans les commissariats et les tribunaux que dans la rue.

C’était un samedi ou un dimanche, je ne me souviens plus très bien, encore qu’à y réfléchir ce devait être un dimanche. Le samedi on travaille.
C’était vraisemblablement la plus grande, la plus belle et la plus ancienne des haciendas des environs de latacunga. Les eucalyptus bruissaient dans la campagne environnante, vallonnée, colorée de cultures diverses, un volcan montrait au loin de temps en temps sa tête, la sortant des nuages qui l’entouraient, comme un dieu à la fois égoïste et distrait.
Les bâtiments étaient d’époque coloniale, superbes, orgueilleux, immenses. Ils surplombaient une place où s’était retrouvée une foule bigarrée, curieusement silencieuse. Les femmes arboraient fièrement un chemisier blanc, brodé à la main de couleurs multiples dont les motifs rendaient un hommage à la nature, aux fleurs et aux colibris. Les jupes étaient longues, d’un bleu obscur, simplement relevé par un ruban blanc aux motifs incas. Elles portaient un chapeau en feutre, certaines en portaient deux pour bien faire remarquer qu’elles étaient veuves.
Les hommes avaient leur poncho du dimanche, du même bleu que les jupes des femmes, leur pantalon était d’un blanc immaculé.
Ils avaient tous des sandales de corde aux pieds. Enfin les moins pauvres, pour les autres, ils étaient pieds nus, il valait mieux aller ainsi que de porter des sandales usées.
Les enfants, impeccablement habillés, comme leurs parents, s’accrochaient silencieux aux jupes de leurs mères.
Leurs familles vivaient sur ces terres depuis longtemps, bien avant la construction de l’hacienda, elles appartenaient à cette terre et remerciaient chaque jour la Pachamama d’avoir fait parti de celles qui étaient restées pour aider le colon espagnol et non de celles qui furent chassées plus haut dans la montagne, là ou n’a jamais poussé grand-chose, ou tout simplement abattues.
Sur la place, devant eux, se tenait le capataz, c’est-à-dire le contremaître.
Bien entendu il était indien comme eux, un peu moins peut-être, le résultat d’un droit de cuissage coutumier et ancien. Allez savoir.
Et puis il ne s’habillait pas pareil, pas encore comme les maîtres, il s’en fallait de beaucoup, mais la grosse ceinture de cuir, le bâton de commandement qu’il arborait fièrement aujourd’hui étaient les symboles de son pouvoir.
Personne n’osait laisser son regard monter discrètement les marches qui étaient derrière lui et qui menaient directement à une vaste terrasse où les propriétaires étaient venus en famille, comme tous les ans, assister à cette fête qui clôturait l’année et le dur travail des récoltes.
Eux aussi étaient sur leur 31. Pantalons légers, blazer bleu marine et chemise blanche dont le col ouvert laissait entrevoir un foulard de chez Hermès. Les femmes en robes de cocktail ricanaient dans un coin, laissant aux hommes le plaisir de maintenir les traditions ancestrales de la famille.
Le personnel de l’hacienda, en habit traditionnel lui aussi, passait régulièrement entre eux et leurs invités pour servir les boissons et les amuses-gueules.
Mais le capataz commença à parler. Ce furent d’abord des reproches pour ceux qui n’avaient pas accompli leurs tâches. Ils étaient nommés, ils s’avançaient et devaient confesser leurs fautes devant leurs frères et leurs maîtres.
Ils enlevaient leur chapeau, baissaient la tête, et débitaient une litanie incompréhensible. Il aurait fallu voir leurs yeux, la haine devait y être plus forte que la contrition.
Puis vint le moment des félicitations, pas trop quand même, une poignée d’entre eux furent nommés. Ils eurent le droit de monter les marches et de baiser la main du Maître qui les remercia en leur donnant quelques pièces.
Enfin on les fit se diriger vers un immense préau ou les attendait de la nourriture, beaucoup d’alcool de canne. Une vieille télé passait en noir et blanc un épisode de Dallas.
Un prêtre pas rasé, les yeux glauques et la robe tachée, s’empressa de l’éteindre et leur fit de nouveau baisser la tête afin de remercier le ciel du grand honneur qui venait de leur être fait.

Cela aurait pu se passer en Bolivie. Ce fut en Équateur. Peu importe, c’était juste pour dire : merci, Monsieur Evo Morales.

Pour quelques pièces, pour arrondir des fins de mois difficiles. Et quand je dis des fins de mois, ils commencent bien souvent la première semaine.
Celui-là je l’ai rencontré dimanche, il fait le pitre, il le fait bien d’ailleurs, mais…
Il imite un chef d’orchestre, sans orchestre bien entendu, la maigre pâture avec laquelle il rentrera ce soir ne lui permet pas d’engager des compères.
Mais, c’est lui le chef, c’est important d’être le chef !
Puis les compères c’est beaucoup plus coûteux qu’on croit. Demandez aux élus de passage, ils auraient bien des choses à dire là-dessus. Mais ils ne vous diront rien, ils furent compères tellement longtemps !
Et on ne leur disait même pas la partition qu’ils auraient à jouer. Pourquoi voulez-vous que ça change ?

9. Miguel
Les deux jeunes femmes s’enfoncèrent dans leurs fauteuils.
– Oscar nous aime beaucoup, précisa Samantha. Depuis huit mois, il nous protège des autres lieutenants de Miguel, qui ne comprennent pas pourquoi
il a deux femmes chez lui. Mais pour Oscar, les femmes… Ce n’est pas son truc.
– Ah bon, dis-je, rassuré. Il est gay !
Tout devenait logique, et d’un coup, je compris les hésitations d’Oscar. La société est toujours dure et injuste avec ceux qu’elle ne comprend pas,
souvent par manque d’intelligence et de culture, parfois à cause de préjugés véhiculés par les différentes églises et, plus souvent qu’on ne croit, par
peur de trouver dans cette différence un plaisir inavouable. Que dire de la société dans laquelle je me trouvais aujourd’hui ?
Je comprenais aussi pourquoi Oscar ne pouvait demander lui-même à son chef de libérer les deux danseuses. Restait tout de même à connaître la position et les obligations de Miguel vis-à-vis des deux Vénézuéliennes.
Samantha et Anita me regardaient, la bouche bée, comme si j’allais trouver une solution immédiate à leur problème, et leur annoncer tout de go la
nouvelle de leur libération. Pitié et compassion n’étant jamais bonnes conseillères, je ne leur cachai pas que ce qu’elles me demandaient était très
difficile. Sans leur donner de faux espoirs, je leur promis néanmoins de faire tout mon possible.
– Et une fois libres, où irez-vous ? les questionnai-je. Le Vénézuéla ne semble pas être une bonne idée, l’Équateur non plus…
– Nous y réfléchissons depuis longtemps, répondit Anita. Nous voulons aller au Brésil. Là-bas, il y a du travail pour des danseuses comme nous.
Je ne me faisais pas beaucoup d’illusion sur cet avenir improbable, mais le souvenir encore chaud de la soirée de la veille m’amenait à reconnaître
qu’elles possédaient des atouts certains.
Il était tard. J’étais assez fatigué mais, bien que je fusse conscient, par certaines oeillades et gestes significatifs, qu’elles étaient prêtes à s’immerger
avec moi dans un océan de luxure, je n’étais pas assez stupide pour me prêter à un petit jeu qui ne me laisserait, je le savais, que le goût de l’amertume
à la bouche…
La nuit fut courte.
Tout au long de la semaine qui suivit, Raymond fit des merveilles. J’étais surpris moi-même par ses performances, même si je savais qu’il excellait dans son boulot, qu’il avait travaillé longtemps à préparer des voitures de compétition et qu’il avait un bon diagnostic. Même la Ferrari finit par lui céder
dans l’après-midi du jeudi. Ce soir-là, Raymond se rengorgea. S’il avait été un paon, il aurait fait la roue !
Avec l’aide de l’homme à tout faire que Miguel avait mis à notre disposition, il ne tarda pas non plus à découvrir la mystérieuse raison pour laquelle certains
véhicules tombaient si facilement en panne. L’homme confessa qu’il lavait les voitures chaque matin avec un appareil de type Kärcher, ce qui, on en conviendra, ne favorisait pas le démarrage de celles-ci compte tenu de l’humidité qui se dégageait alors. Surtout lorsqu’on ne prend pas la peine
de faire tourner le moteur chaque jour…
L’avancée rapide des réparations facilita grandement mes relations avec Miguel. Dès le lundi, il vint régulièrement s’entretenir avec moi dans le grand
salon du country-club, amenant à chaque fois alcools, champagnes et vins fins. Nous discutions pendant des heures.
J’appris qu’il était né à deux pas, et qu’il était fils unique, ce qui est plutôt rare en Amérique du Sud. Sa mère était femme de chambre dans le country-
club, et il y avait passé sa jeunesse. Les propriétaires du lieu vivaient en ville, ayant confié la gestion de l’hacienda à un contremaître – un capataz –
qui non content d’exploiter les paysans du domaine, les volait et abusait de leurs femmes, faisant régner sa loi par mille injustices et coups de fouet.
Poussé par sa mère, Miguel mena une scolarité brillante, obtenant même une bourse pour aller au collège, un fait d’autant plus méritoire que l’école
se situait à plus de deux heures de route, qu’il effectuait à pied matin et soir. Fait moins glorieux, c’est aussi à l’école qu’il fit ses premières armes
de narcos, dealant avec ses camarades de classe, puis étendant peu à peu son trafic à toute la ville. D’une organisation à l’époque pas très structurée,
il gravit rapidement tous les échelons. Devenu le chef, il la fit prospérer ; entre trahisons et luttes pour le pouvoir, à mots couverts il admit avoir plusieurs
cadavres sur la conscience.
Est-ce pour se racheter, dès qu’il acquit la propriété, un domaine de plus d’un millier d’hectares acquis à un prix difficile à refuser, que Miguel y fit installer école et dispensaire ? Qu’il utilisa ses nombreux contacts avec les réseaux sud-américains pour interdire tout trafic dans sa propre région ?
Toujours est-il qu’il entretenait les meilleurs rapports avec la police locale et les dirigeants politiques de la région, qui fermaient les yeux sur ses exportations… contre une sonnante et trébuchante rémunération.
Nos échanges ne portaient pas seulement sur sa vie professionnelle, si je puis dire : jamais, par exemple, il ne me donna de détails sur la façon dont
il exerçait son business (outre ses activités de trafiquant, il possédait plusieurs commerces), et c’était très bien comme ça. Nos sujets de conversation
portaient davantage sur la manière dont un chef doit commander, ou sur nos conceptions respectives de la vie et de la mort. Un sujet qui le hantait : tout puissant qu’il fut, Miguel était bien conscient que ses jours étaient comptés.
Je passais aussi de longs moments avec Amaya. Ce petit bout de femme absolument charmante était curieux de tout, de ma vie en Équateur, de mes
voyages, de la France. Elle m’apprit qu’elle savait lire et écrire : aussitôt, je lui offris Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez, dont j’avais toujours
un exemplaire avec moi. Des conversations que nous eûmes, j’appris également que le jour où Miguel entra dans l’hacienda en qualité de maître des lieux, il fit fouetter le capataz jusqu’à ce que mort s’ensuive…
Lorsqu’il sut que sa Ferrari était réparée, Miguel nous invita, Pablo, Raymond et moi, dans sa demeure, pour un dîner familial auquel participèrent
sa femme et ses enfants. Animant chaleureusement la conversation, il parla longuement du travail qui avait été réalisé sur ses voitures, puis nous présenta
ses enfants et sa femme, qui rougissait de plaisir devant les compliments dont elle était l’objet. L’ambiance était un peu surréaliste, je dois bien l’admettre.
Le repas terminé, il pria chacun de se retirer et m’entraîna dans le sous-sol de sa maison. Là, il ouvrit une porte blindée, me fit entrer dans une pièce
qui semblait être son bureau, sortit une bouteille de cognac et deux verres.
Il s’assit sur un large fauteuil et m’invita à prendre place en face de lui.
– Je dois m’absenter à partir de demain, dit-il, en posant devant moi une enveloppe qui contenait les 5.000 dollars promis. Mais vous serez ramenés
à Loja samedi, comme prévu. J’aimerais faire autre chose pour toi, Patrick.
Tu m’as fait confiance et tu as respecté nos accords. Jusqu’à présent, personne n’avait voulu venir travailler ici.
Il y avait au fond de la pièce trois de ces énormes fûts à huile qu’on trouve dans les garages. Il ouvrit l’un d’eux : le fût était rempli à ras bord de liasses
de dollars.
– Un argent que je ne peux pas dépenser, dit-il. Tu veux plus d’argent ?
– Non merci, répondis-je. Par contre, je voudrais te parler d’autre chose.
– Anita et Samantha, tu veux dire ?
Devant ma mine défaite, il se mit à rire.
– Je sais tout ce qui se passe chez moi, Patrick. Je savais depuis longtemps qu’Oscar était gay. Mais il est de loin mon meilleur homme, celui en qui j’ai
le plus confiance. Je ne veux pas qu’il sache que je suis au courant.
Il me tendit une chemise cartonnée.
– Les deux filles sont libres. Dans cette chemise tu trouveras leurs passeports,
un billet d’avion pour le Brésil et 1.000 dollars pour chacune. J’ai parlé avec mes amis du Venezuela : les difficultés sont aplanies. Qu’elles évitent simplement d’y retourner avant quelques années. Anita et Samantha partiront avec vous, samedi, dans une fourgonnette. Et cette fois on ne
vous bandera pas les yeux…
Je devais sans doute faire un peu la gueule, me sentant surtout stupide d’avoir pensé que nous n’étions pas surveillés.
– Ne m’en veux pas, me lança-t-il en souriant. Ma sécurité est plus importante que tout.
Je me mis à rire. Il fit de même.
– Ne dis rien à personne avant demain, me prévint-il en me raccompagnant à l’étage. Demain soir, quand je serai parti, invite tout le monde et organise
une grande fête au country-club. Tout est prévu, j’ai vu Amaya.
Nous nous sommes séparés devant sa porte.
– Amaya est très heureuse de la manière dont vous l’avez considérée, tous les trois, m’annonça-t-il. Sais-tu qu’elle est ma mère ? Je n’ai jamais réussi à la
faire arrêter de travailler. Même mes hommes pensent qu’elle est morte depuis longtemps !
Il rit longuement et s’en alla.
Je suis resté seul un long moment sans bouger dans la cour de l’hacienda, puis j’ai pris la route de la maison, songeur, conscient que je venais de
croiser un de ces personnages issus de la magie des Andes…

Les charges de copropriétés ont été multipliées par trois ces dernières années. Tout cela à cause de l’augmentation des salaires des concierges de manière générale.
Mon concierge, je devrais dire, mes concierges gagnent plus qu’un médecin dans un hôpital et le double qu’un enseignant. Salaire brut le mois dernier 12900 pesos soit 3225 US$.
Lorsque vous recevez les charges à payer n’apparaît que cette somme. Je vous recommande d’exiger de votre syndic une copie du bulletin de salaire et là vous allez comprendre pourquoi.
Depuis des années, bien que la loi oblige les employeurs à ne pas dépasser 320 heures supplémentaires par an et par employé, une loi votée à l’époque de De La Rua pour diminuer le chômage, mon concierge bénéficie de plus de 120 heures supplémentaires par mois, dimanche, jours fériés, etc., etc.
Après consultation d’un juge spécialisé dans le droit du travail, on se trouve dans le plus mauvais cas de figure :
1 — on est en faute vis-à-vis de la loi du travail
2 — Ces heures supplémentaires payées sont considérées comme un droit acquis pour le salarié et en aucun cas son salaire ne peut diminuer.
Intéressant cas de figure, car seul le syndic est considéré comme l’employeur et la copropriété comme le payeur.
Il faut donc absolument exiger du syndic qu’il mette fin à cette gabegie. Les concierges iront aux prud’hommes et vont gagner me direz-vous.
Oui, mais :
Les heures supplémentaires vont se transformer en prime due aux salariés pour compenser une perte de salaire et vont se liquéfier avec les augmentations qui continuent à sévir dans une société qui n’a pas su maîtriser son inflation. La somme qu’il faudra payer chaque mois pour ne pas diminuer le salaire des intéressés sera moindre à chaque augmentation.
Ensuite ou en même temps il vous faudra vous en prendre à la responsabilité civile professionnelle de votre syndic. Vous allez gagner, pas certain qu’il vous paiera, mais de fortes chances quand même. Cela implique un autre procès.
Et pour ce qui est des heures à faire de nuit et les jours fériés, tertiarisez le problème et prenez une société de services.

Voilà où nous en sommes de nos réflexions, il est possible que je sois par trop pessimiste ou optimiste. À suivre…

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